icon-autismeBienvenue dans la conscience d’un autiste Asperger :

Autiste Asperger, pourquoi je n’ai jamais aimé Noël, le temps des fêtes et les anniversaires.

Je vais vous expliquer dans cet article, pourquoi je n’ai jamais aimé Noël, le temps des fêtes, les anniversaires et les activités de nature sociale.

D’abord lorsque je participais à ce type d’activité, et ce, depuis mon tout jeune âge, j’ai toujours eu un malaise intérieur en trame de fond à l’idée d’y participer. Bien que dans mon enfance je ressentais une certaine excitation à l’idée d’avoir des cadeaux à mon anniversaire et à Noël, tout comme les enfants de mon âge, ce malaise intérieur et cet inconfort en lien avec ce type d’évènement ont toujours été présents.

En grandissant, cet état intérieur que je ne savais pas comment interpréter ni visiter en moi, s’est accentué avec le temps. À l’adolescence et à l’âge adulte, ce mal est donc devenu de plus en plus en avant plan lors de la période du temps des fêtes, lors de l’anniversaire de quelqu’un ou bien lors d’une activité sociale en lien avec le travail par exemple, au point où j’ai cessé d’aimer ce type d’événements et où je ne tirais plus aucun plaisir y assister. J’en profite pour préciser que ce que je vous décris s’applique également à toutes les activités qui impliquent de socialiser que celles-ci soient de nature personnelle ou professionnelle telle que par exemple, Pâques, la fête des Mères, des pères, party de Noël au travail, etc.

Devenu adulte, ce type d’activité sociale ne m’a donc plus intéressé, et ce, pour plusieurs raisons. À l’âge adulte, pour me comprendre et pour faire la paix intérieurement avec ce type d’évènement, j’ai donc dû me questionner en profondeur pour en comprendre les raisons de ce malaise parce que la joie que j’aurais dû vivre comme les autres personnes ou la joie de recevoir des cadeaux à Noël ou lors de mon anniversaire qui était en avant plan lors de mon enfance par exemple a laissé place à un refus complet de ce type d’activité, car je ne me sentais pas bien.

D’abord, comme je suis autiste Asperger, je suis hypersensible à tout.

Alors en grandissant avec cette sensibilité, j’ai commencé à refuser ce que je sentais chez les autres et ce qui était très présent lors des fêtes et des activités sociales. Ici, je par exemple je me sentais souvent obligé de participer à bon nombre d’activité telle que Noël, le jour de l’an, Pâques, les anniversaires… à la façon que les autres l’entendaient. Je me sentais obligé de répondre à des demandes souvent non dites auxquelles normalement je n’aurais pas répondu en temps normal, comme

  • Obligation d’être présent et de participer à ce type d’évènement par solidarité pour la famille et le travail.
  • Obligation de jouer à des jeux de divertissement (jeu de société, carte…) que je n’aimais pas toujours, ce qui me demandait 100 fois plus de concentration parce qu’il y avait beaucoup de gens, de bruit, de distorsion, d’incohérence
  • Obligation sociale de rester jusqu’à une certaine heure (parfois de me coucher tard) avant de pouvoir quitter pour suivre les autres et faire comme tout le monde.
  • Obligation d’entrer en relation et de converser avec des gens avec qui je n’avais pas toujours l’intérêt de converser et avec qui je n’avais pas d’affinités lorsqu’en temps normal je préfère plutôt être seul et avoir la paix.
  • Obligation de jouer un jeu social lorsque cela ne m’intéressait pas, c’est-à-dire entrer en relation, établir des conversations, répondre à des questions dont je n’avais pas envie de répondre, faire semblant par politesse d’avoir l’air intéressé par un sujet de conversation ou par une personne, essayer d’avoir l’air souriant, gentil et ‘normal’… mais dans les faits c’était tout le contraire.
  • Obligation d’acheter un cadeau lors d’un échange de cadeaux, ce qui me demandait un très grand effort et ça ne me tentait jamais de donner et de faire des cadeaux à cause de cette obligation.
  • Obligation de saluer les gens en arrivant et en quittant lorsque dans les faits je n’avais pas toujours envie de saluer tout le monde.

Me sentir obligé de participer à ce type d’activité sociale, en plus de me sentir obligé de me conformer socialement à une manière d’être et d’entrer en relation avec les autres, c’était en réalité me demander d’être faux et d’être un esclave du système qui EXIGE des règles et des façons de ce comporter et d’agir dans ce type de situation. En d’autres mots, je devais être  une personne que je n’étais pas. D’utiliser une image pour bien paraître et faire semblant. De gonfler ma personnalité et de parler de moi ce que je n’aime pas faire lorsqu’il y a une obligation ou une règle sociale. Semblant d’aimer converser, d’aimer le cadeau que je recevais, semblant de vivre une vie joyeuse, semblant, semblant, semblant. Semblant, parce qu’en réalité, les gens font souvent semblant lors de ces évènements et que moi j’en suis incapable. La plupart des gens font semblant, mais ils ne savent pas qu’ils font semblant, ils croient qu’ils sont vrais, mais ils sont esclaves et possédés par les différentes règles sociales et les rôles qui leur dictent une façon d’être et d’agir. J’ai été un esclave et c’est entre autres ce malaise d’être esclave que je sentais en moi qui dicte une façon d’être et de se comporter en société et dans ce type d’évènement. Lorsque vous sortez du cadre et que vous ne respectez pas le protocole établi (par exemple, ne pas sourire, ne pas converser, ne pas saluer les gens…)  , les gens vous regardent d’un air bizarre et s’interroge a votre sujet, car vous ne respectez plus le protocole, vous n’êtes plus un esclave du déguisement social contrairement à eux, vous êtes vrai et transparent, vous êtes vous-mêmes et cela, ça dérange et peut parfois être associé à un manque de respect par certaines personnes, mais en réalité, dans mon cas, c’est un manque de respect envers les règles sociales et non pas envers les gens, mais il y a beaucoup de personne qui prennent personnel cette façon d’agir.

Très souvent, lorsque j’assistais à des activités sociales ‘par obligation’ qu’elles soient, de nature professionnelle ou personnelle, je me sentais mal parce que je sentais que c’était faux et je n’avais pas vraiment d’intérêt à socialiser sur des sujets et avec des personnes qui ne m’intéressaient pas, parce que socialiser est un travail pour moi, j’en parle dans mon livre L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger. Je devais jouer un rôle, donc travailler le temps de cette activité.

La nourriture et le besoin de sortir de chez moi ont été des pièges, car ils ont souvent été les seules et uniques raisons et motivations pour lesquelles j’acceptais de participer à des évènements sociaux. Bien sûr, je ne pouvais pas que me gaver toute la soirée, mais la nourriture m’apportait la motivation dont j’avais besoin pour sortir de chez moi. Une fois mon estomac rempli, j’avoue que je trouvais le temps bien long. J’attendais avec impatience que l’heure acceptable pour que je puisse quitter arrive pour m’en aller. Comprenez que je n’allais pas dans ce type d’évènement pour socialiser avec des humains, mais j’y allais pour manger et sortir de la maison. L’aspect socialisation ne m’intéressait aucunement, car celui-ci est dicté par les règles sociales que je vous ai décrites précédemment et de plus, me forcer à entrer en relation avec des personnes et sur des sujets qui ne m’intéressaient pas, ce n’était pas une partie de plaisir pour moi. Aujourd’hui, je peux vous dire que si j’avais été à l’écoute de ma vérité intérieure, et non pas uniquement de mon estomac et du besoin de sortir de chez moi,  je n’aurais pas assisté à bon nombre de ces événements et cela m’aurait épargné beaucoup de souffrance dans ma vie.

Ici, je dois vous dire que j’ai cessé d’assister depuis les dernières années à la majorité de ces évènements et de faire acte de présence par obligation. Mon estomac n’est plus un piège, car je suis végétalien et je ne mange pas de gluten donc pratiquement impossible de se nourrir convenablement dans des activités sociales avec ce type de régimes alimentaires. Le dernier Noël que j’ai passé en famille fut un élément déclencheur, car je me suis senti tellement mal que j’ai décidé de ne plus y retourner. J’ai donc cessé depuis ce temps de célébrer Noël en famille, car je souffrais intérieurement à être obligé d’y assister et  à faire semblant.

Des années plus tard, je sais maintenant ici que les malaises intérieurs que j’ai toujours vécus lors de ce type d’évènements sociaux étaient dus au fait que je ressentais cette souffrance et le non-dit des gens. Je ressentais leurs attentes. Je sentais qu’ils voulaient que je réponde à ces règles sociales qui dictent comment se comporter, penser ou être. Par exemple, à la Nouvelle Année il faut sourire, s’amuser et souhaiter bonne année.  À Noël, il faut participer à un échange de cadeaux, il faut être présent peu importe et pas seulement que physiquement, car iI faut participer socialement parlant, et surtout, il ne faut pas gâcher ce faux bonheur que les gens essaient de se construire lors de ce type d’évènement quand le restant de l’année, ils ne travaillent aucunement à créer ce bonheur et la plupart sont souffrants.

De mon  côté, malheureusement, plus j’ai senti ces attentes, ces demandes inconscientes, ces règles, plus je les ai refusées et plus j’ai refusé de participer à ce type d’évènements. J’ai aussi refusé Noël parce que cette fête basée sur la consommation est devenue superficielle et éloignée des vraies valeurs. Noël n’est plus la fête de la naissance de Jésus, ce qui est bien triste, car les gens L’ont remplacé par le matérialisme. Au prix de l’amour de leurs enfants, beaucoup d’adultes vont s’endetter pour répondre à ce Noël où les cadeaux sont en avant-plan. Noël et bien d’autres activités familiales sont souvent  des évènements où il y une forme d’esclavage, de soumission et d’obligation en lien avec les règles sociales non dites, les croyances ainsi que de l’obligation se réunir en famille qui est souvent dictée par des liens familiaux basés sur la souffrance et la dépendance. J’en suis conscient, car lorsque j’ai cessé d’assister de participer à bon nombre de ces d’évènements, cette affirmation m’a permis de me libérer de ce qui me possédait et me rendait esclave en lien avec les règles sociales, les obligations, les non-dits et m’a permis aussi de briser de nombreux liens familiaux qui brimaient ma liberté et auxquels j’étais soumis tel un esclave. Ouf ! Quelle libération ce fut pour moi de poser ce geste, de mettre mes culottes comme on dit en bon québécois et d’être en phase avec ma vérité intérieure. Ce simple geste, et ce, même s’il est expliqué et qui est souvent une source d’incompréhension, est très libérateur. Dans le mot libérateur ici, je vous précise qu’il y a le mot libre ; pour moi c’était important de ne plus me sentir prisonnier de toutes ces règles et des personnes de mon entourage, donc important d’être libre. Derrière cette liberté sachez qu’il se cache la véritable joie qui est une bénédiction de Dieu et qui n’a rien de comparable avec le bonheur superficiel et éphémère que les gens croient comme étant le véritable bonheur, mais qui en fait n’est qu’un masque social pour bien paraître ou un sentiment de courte durée dont les gens confondent avec la véritable joie provenant de Dieu puisqu’ils sont encore des esclaves des systèmes. Je ne sais pas par exemple si un jour si je vais retourner fêter Noël en famille ou bien assister à un anniversaire ou à une activité sociale, mais si je décide d’y retourner ce ne sera pas par obligation et en étant esclave du système, mais bien dans la liberté la plus complète d’être moi-même exempt de tout conditionnement et de règles sociales.

En réalité, si c’était à refaire aujourd’hui, j’aurais simplement aimé, un jour dans les années passées comprendre plus rapidement l’origine de mon malaise intérieur et ainsi refuser de participer à bon nombre de ces évènements pour me libérer plus rapidement de cette forme d’esclavage et d’obligation tellement bien déguisée.

En d’autres mots, j’aurais aimé choisir et non pas être soumis à une façon imposée de participé à des activités sociales et d’entrer en relation d’une manière et selon une façon de faire dictée par le système qui ne me convenait pas. Que je passe Noël, la fête de Pâques par exemple seul ou non ou à ma façon, avec tout ce que je sais maintenant, il importe que je me sente bien lors ces activités, car le réel cadeau que j’aurais aimé recevoir à Noël, c’est bien me sentir pour une fois lors d’une activité sociale. Si vous ne comprenez pas entièrement ce que j’essaie de vous expliquer dans cet article, ce n’est pas très grave, mais je vais vous dire que c’est au niveau de l’âme que ce que je vous explique se produit, j’en parle dans mon livre L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger, c’est une réalité dont bon nombre de personnes sont malheureusement complètement déconnectées.

Puisque nous sommes proches de la fête de Noël, je dois vous dire que j’ai trouvé ma façon bien à moi de célébrer Noël. À Noël, et comme tous les jours de l’année, je vais dans mon cœur rencontrer Dieu, Jésus et la Vierge Marie et je leur exprimer tout mon amour, toute ma gratitude et toute ma dévotion. C’est la façon dont je me sens bien, tellement bien, car de par leurs Présences dans ma vie, Ils sont les plus magnifiques cadeaux que je puisse recevoir. De cette façon, je suis comblé, car je peux ainsi fêter Noël tous les jours de l’année.

Et qu’en est-il pour vous ?

Merci de partager le lien de cet article, car il peut aider des âmes à sortir des ténèbres et retourner vers Dieu.

Que Dieu vous bénisse et que la Paix soit avec vous !

Pierre-André Pelletier
La Conscience d’un autiste Asperger
www.pierreandrepelletier.com


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